https://www.youtube.com/watch?v=H7sQBQlmyxM

L’enjeu est de taille, en raison du nombre des victimes qui pourraient être sauvées en cas d’intervention rapide, donc dans les premières minutes suivant leur accident. Actuellement, en dépit d’investissements énormes dont les défibrillateurs installés dans les lieux publics, les services d’urgence ne sont, le plus souvent, pas en mesure d’être auprès de ces personnes dans les 5 à 10 minutes. L’envoi de drones serait-il la solution ?

Différentes possibilités peuvent être envisagées pour augmenter le nombre de patients « ressuscités ». La première alternative consiste à multiplier considérablement le nombre de défibrillateurs, ainsi que des volontaires entraînés à leur utilisation et aux manœuvres de réanimation. Reste ensuite à les relier par des applications capables de lancer des SMS sur leurs téléphones portables 24 heures sur 24 leur indiquant où trouver un défibrillateur dont la maintenance aurait été correctement assurée, peut-on lire dans le JIM. Les premiers retours d’expériences du genre conduites aux Pays-Bas montrent un délai encore trop long de 8 minutes entre l’appel et le premier choc délivré. De plus, ce système ne convient pas aux zones rurales.
Définir des procédures d’atterrissage sûres

Deuxième possibilité : le recours à des drones équipés de défibrillateurs stratégiquement positionnés selon une cartographie des probabilités d’arrêt cardiaque et du temps d’intervention, avec un « pilote » à distance qui les superviserait dans chaque région. Sur le terrain, des volontaires formés et prévenus par SMS ou bien des badauds pourraient alors intervenir immédiatement. Le pilote guiderait à distance, sous contrôle de la vue, les manœuvres de réanimation (bouche-à-bouche et utilisation du défibrillateur) avec une bien meilleure incitation à les faire accomplir et correctement, par les passants.

Côté coûts, celui d’une ambulance spécialisée est estimé à 150 000 euros par an dans le plat pays. Celui d’un prototype équipé du défibrillateur est de 15 000 euros, mais il devrait rapidement baisser avec la production de masse. Il faut quand même y ajouter celui du pilote, sachant qu’il pourrait couvrir une région entière avec 10 à 20 drones.

« Resterait également à définir des procédures d’atterrissage sûres, à s’assurer que le drone se trouve auprès du patient en moins de 5 minutes, alors que les drones à hélices capables de se poser verticalement ne volent qu’à 50 km/heure et que le poids minimum des défibrillateurs actuels est de 490 grammes », précise le JIM. Les expériences de simulation conduites en Suède, avec des drones volant à 70 km/heure avec un rayon d’action de 10 kilomètres, montrent qu’en milieu urbain, le drone arrive avant les secours dans 32 % des cas, avec un gain de temps moyen de 1 min 30 ; en milieu rural, il devance les secours dans 93 % des cas avec un gain moyen de 19 minutes. Et ce n’est sans doute qu’un début …

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